Dans le lit d’Einstein – Théorie de la relativité du temps (de sommeil)

Ces derniers temps, le manque de sommeil m’a amenée à médire considérablement sur le dos de mes chers petits, et à me venger, certainement, – quand bien même cela fut à mon insu – sur celui de mon bien-aimé (qui l’a large, le dos).

Avant j’aimais beaucoup dormir ❤ ❤ ❤

Je suis Sagittaire ascendant Marmotte, premier décan en Loir. C’est sans doute pour cela. Je collectionnais les grasses matinées, à tel point que mon bien-aimé doutait de mes capacités à m’occuper d’un bébé. Le goujat ! Je ne ferai pas de commentaire sur QUI se lève le (LA) premie(è)r(E) la nuit au moindre coin-coin.

Bref, tout cela pour dire que ce qui était auparavant une nuit riquiqui, est devenue, théorie de la relativité aidant, une belle et voluptueuse nuit reposante et toute joufflue de sommeil. Six heures d’affilée ?

Waouh, le luxe !

Personne n’a couiné, demandé à faire pipi, un verre d’eau, un câlin, une chanson, un biberon, lire une histoire, du Doliprane, jouer aux Duplos, à 3h du matin ? Le luxe vous dis-je. Dans ce cas, je commence ma journée aussi alerte que si je sniffais un gros rail de coke au petit déjeuner, sans les effets secondaires. Enfin j’imagine, car je n’ai jamais essayé. Je me suis arrêtée à l’huile essentielle d’orange douce et de lavande.

D’autres fois, alors que ma couette me fait un blanc manteau et que je suis en train de dormiiiiiiiiiiiir, rêvant que je survole les neiges du Kilimandjaro*, un bruit lointain me réveille soudain en plein milieu de la nuit : théorie de la relativité encore, car je ne suis couchée que depuis une demi-heure. Je vais à tâtons dans la jungle, terrible jungle* de leur chambre, infestée de jouets qui piquent et de playmobils qui écorchent les orteils, pour calmer le dormeur récalcitrant.

Et le samedi, me réveillant en sursaut à midi me semble-t-il, avec la peur atroce qu’ils soient tous décédés d’un arrêt cardiaque dans la nuit, théorie de la relativité toujours : il n’est que 8h30, grasse mat royale ! Je me lève, aussi victorieuse qu’un soleil de juin (ce qui n’est pas peu dire, vous me l’accorderez).

Et pourtant, pourtant, si j’avais attendu d’être psychologiquement prête à affronter les conditions extrêmes de la vie de parents, je crois que je serais actuellement célibataire, mangeant des chips sous une couverture, avachie sur un canapé devant C8, hypnotisée par Hanouna et flanquée d’un chat hirsute et caractériel (un chat, quoi).

En résumé, mes enfants m’ont sauvée de la décadence; et la théorie de la relativité d’Einstein m’a sauvée de la folie par privation de sommeil.

Alors, tous en choeur :

Albert est rabougri, mais c’est mon ami, mais c’est mon ami !

Albert est un peu vieux, mais très ingénieux, mais très ingénieux !

C’est un original, mais qu’il est génial ! Mais qu’il est génial !*

 

*C’est parce qu’on regarde Kirikou en boucle depuis une semaine. Mais pour la jungle c’est pourri car Kirikou habite dans la savane. 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :